Le repas du poilu

Indispensable pour survivre ! Ce qu'utilisait le poilu quand il s'agissait de manger et de boire : le bidon de 2 litres, le quart, la gamelle, la boîte à vivres et les couverts : fourchette, cuillère et couteau.

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Le bidon et le quart comptaient sûrement plus que le reste pour de nombreux poilus adeptes du "pinard", qui désignaient le vin rouge comme "saint Pinard" ou "père Pinard". De même, la "gnôle", de l'eau de vie, était généreusement distribuée avant les offensives... Le bidon comporte 2 embouts, le plus étroit pour boire, et le plus large pour remplir ou verser le contenu.

Il faut savoir que les combattants sont en général assez mal nourris lorsqu’ils sont dans les tranchées. La ration, préparée à l'arrière, arrive froide - quand elle arrive... Elle se compose en 1917 de 650 grammes de pain biscuité, 450 grammes de viande, 100 grammes de légumes secs (et, selon les saisons, de légumes verts), 30 grammes de lard, le tout arrosé d'un-demi litre de vin et complété par 30 grammes de café torréfié, 48 grammes de sucre et 20 grammes de tabac ; parfois quelques "douceurs" viennent s'ajouter à l'ordinaire : cognac, chocolat, saucisson...

Le soldat porte aussi une ration de combat, composée de 500 grammes de biscuit, dit "pain de guerre",300 grammes de viande de porc ( qualifié d'"ours" par les poilus) ou de bœuf (le corned beef qualifié de "singe" par les poilus... qui a sans doute donné son nom à la marque "le Singe" qui fabrique les ouvre-boîtes utilisés par les poilus) en conserve, 80 grammes de sucre, 36 grammes de café, 160 grammes de fruits secs, 50 grammes de potage déshydraté, 15 grammes de chocolat et une fiole d'eau de vie ou de rhum. Tout ceci est bien sûr complété par le bidon de deux litres d’eau évoqué plus haut.

Pour améliorer l'ordinaire, le poilu recevait aussi des colis de la famille, dans lesquels trônaient souvent des conserves et confitures maison conditionnées comme celles qui suivent, de la marque "la Perpétuelle", à savoir dans des pots en verre stérilisés protégés par des boites métalliques.

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Ici, il manque les pots en verre...

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En ce qui concerne le couteau, on pouvait trouver un couteau multifonctions du type de celui photographié plus haut, mais on avait plus régulièrement affaire au couteau à palme dit "cracra" pour désigner le bruit qu"il faisait en s'ouvrant, des crans au niveau du système de blocage de la lame claquant à l'ouverture du couteau.

Les deux couteaux cracra qui suivent sont des couteaux de petite taille : mesurant 22 cm et ne comptant que 5 crans, ils sont loin d'atteindre les 30 cm et 7 crans que l'on rencontrait parfois... sachant que le couteau pouvait parfois faire office d'arme de corps à corps dans les tranchées...

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Les crans visibles sur l'un des deux couteaux...

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Et sur celui qui a le plus souffert...

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A noter que celui au manche en corne blanche porte le marquage "ALLEVARD GARANTI" qui indique qu'il a été fabriqué à Allevard, ville de l'Isère réputée jusqu'au début du XXème siècle pour la qualité de ses aciers.

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